Quel avenir pour les organisations IT ?

A l’occasion du Club Digital & IT, Marie-Anne Clerc, DSI de Malakoff Humanis, Emmanuel Gachet, Corporate CIO de Equans et Christophe Leray, DG de STIME et DSI du Groupement Les Mousquetaires, ont échangé autour du thème :

« Mutation Digitale, Risques Cyber, Ecosystème Changeant, Green IT, Dette Technique, Compétences Rares,

Quel avenir pour les organisations IT ? »

Voici les points clés à retenir :

 Pour parler de valeur et ne pas être uniquement une fonction support, il faut comprendre les métiers de l’entreprise ainsi que les facteurs qui impactent la transformation de ces métiers. C’est en participant à la transformation de l’entreprise que la relation avec la direction générale se fait naturellement.

 Le digital appartient au domaine de la transformation. Ne pas y participer revient souvent à n’être qu’une fonction support et à se cantonner à l’exécution. Le digital requiert un mode de fonctionnement différent de l’IT traditionnel : Proximité de bout en bout avec les métiers, agilité dans la conception des solutions, cybersécurité embarquée et intégration verticale du « build » et du « run » IT.

La « dette technique » est un poids important dans l’activité d’une organisation IT. Il faut profiter des transformations de l’entreprise pour simplifier le paysage technique. Les fournisseurs IT et en particulier les éditeurs de logiciels poussent à des montées de version couteuses et souvent inutiles. Il n’est pas certain que le Cloud donne plus de liberté aux entreprises vis-à-vis des fournisseurs.

L’évolution des modes opératoires de l’IT et des compétences des équipes est un facteur de succès important. Il faut investir dans la formation des collaborateurs au risque d’en voir partir certains. Finalement mieux vaut avoir une équipe compétente et motivée qui pourra se focaliser sur la création de valeur.

Travailler avec de petites structures (startups) est un bénéfice partagé pour l’entreprise et pour la startup. La startup apporte l’innovation et la souplesse. L’entreprise transmet sa rigueur et ses compétences pointues dans certains domaines. Il n’y a en général pas de condescendance entre les deux.

Le choix des technologies est structurant. Pour les activités non différenciantes l’entreprise pourra se contenter d’adopter les standards reconnus du marché. Pour les activités à la pointe de la création de valeur il faut être innovant et prendre quelques risques.

L’organisation IT ne disparaitra pas dans le futur. L’entreprise a besoin d’une vue systémique de son fonctionnement. Cette vue requiert des compétences de conceptualisation associées à des compétences technologiques. Dissoudre l’IT dans les métiers atomiserait cette vue systémique. En revanche l’organisation IT va continuer sa transformation vers plus d’agilité, plus de copilotage avec les métiers et plus d’activité à valeur ajoutée pour l’entreprise.

 

Entre préoccupations actuelles et vision à moyen terme, découvrez dans cet extrait vidéo, la vision respective de ces trois DSI de grandes entreprises :

 


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