Routes de la Soie de l’Asie centrale : un enjeu stratégique pour l’Europe. Quels risques et quelles opportunités pour nos entreprises ?

 

Le Cercle International de X-PM du 22 octobre s’est tenu avec l’intervention de Gilles Rémy, PDG du Groupe CIFAL, spécialiste de l’espace post-soviétique, pour exposer sa vision sur

« Routes de la Soie de l’Asie centrale : un enjeu stratégique pour l’Europe.
Quels risques et quelles opportunités pour nos entreprises ? »

Enjeux et atouts des entreprises françaises

Lors de son intervention, il a souligné que parmi les pays d’Asie centrale, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Turkménistan présentent des opportunités d’investissement dans les infrastructures, les nouvelles énergies et la logistique pour lesquelles les entreprises européennes ont un rôle à jouer.

Selon lui, les entreprises européennes doivent construire une stratégie globale vis-à-vis de ces pays intégrant la Russie. Les entreprises françaises disposent d’un capital de sympathie dans la région et ont une carte à jouer, pour autant qu’elles soient soutenues par une diplomatie économique, des moyens de financement adaptés et des partenariats locaux.

Asie centrale : carrefour des intérêts chinois et occidentaux

La Chine est principalement intéressée par l’accès aux matières premières, pétrole, gaz et terres agricoles, ainsi qu’au transit de ses produits par l’Asie centrale. Pour Gilles Rémy, le projet de Nouvelles Routes de la Soie annoncé en 2013 au Kazakhstan, dont les seuls investissements au Pakistan se montent à 60 milliards de dollars, n’est pas particulièrement agressif en Asie centrale. Le recours obligatoire à une main-d’œuvre locale ne confère d’ailleurs pas d’avantage compétitif aux solutions chinoises. Cette position a cependant été largement débattue dans la salle.

Les Routes de la Soie aboutissent en Europe, mais partent aussi d’Europe si l’on considère que les flux de marchandises devront s’envisager dans les deux sens. La région d’Asie centrale est donc au centre de l’échiquier mondial en termes géopolitiques et économiques. Les européens, auront intérêt à se doter d’infrastructures et d’une exploitation logistique sous contrôle européen s’ils veulent profiter de l’initiative chinoise. C’est d’ailleurs la stratégie retenue par les Turkmènes et les Azéris dans la construction de leurs infrastructures portuaires de la Caspienne afin de faire partie de ce grand projet chinois des Routes de la Soie.

X-PM rappelle enfin que l’ensemble de ses équipes partout dans le monde accompagne ses clients dans le développement de leurs projets à l’international, en Russie et en Asie centrale.


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