Quelles opportunités en 2021 pour les entreprises du Sud-Est de l’Asie ?

Le Cercle International organisé par X-PM Singapour a accueilli ce jeudi 8 avril, Ian Riley, précédemment directeur de zone Asie chez Lafarge Holcim, Chairman World Cement Association et Robert Bruce,  Consultant australien spécialisé dans le développement d’entreprises en Asie Pacifique. Ils ont partagé leur expérience et leur vision autour des opportunités pour les entreprises du Sud-Est de l’Asie

Une conférence simple et vivante qui nous a donné envie de nous investir sur place sans plus attendre.

Nous retenons de celle-ci les enseignements suivants:

L’Asie du Sud-Est n’a pas fini de croître

Avec une population de 655 millions d’habitants, une classe moyenne en forte expansion, une main d’oeuvre appréciée désormais moins chère qu’en Chine, la région bénéficie actuellement:

  • de la reconfiguration des chaînes de valeur des entreprises: digitalisation, relocalisation hors Chine, diversification des approvisionnements, mise en conformité du développement durable
  • d’investissements chinois d’ampleur y compris la relocalisation de sièges sociaux de grandes entreprises technologiques
  • d’un libre échange à l’intérieur de la région ainsi que d’accords de libre échange extérieurs

Dans ses récentes prévisions, le FMI prévoit une croissance cumulée de plus de 16% pour les 3 années 2020-2021 et 2022 contre 6% pour les Etats-Unis, et moins de 2% pour l’Europe.
L’évolution de la stratégie chinoise notamment à l’égard de Taiwan pourrait cependant perturber la situation.

 

La région n’est pas homogène

Des disparités profondes subsistent entre pays qu’il s’agisse de l’environnement d’affaires, des aspects juridiques, de la fiscalité, de l’éducation des ressources ou encore du niveau de digitalisation de l’économie.
La pandémie a également accru les disparités au sein des pays entre les entreprises hautement performantes et celles qui périclitent. Le fort accroissement des opérations de fusions et acquisitions en 2020 témoigne d’un réel intérêt des investisseurs à saisir les opportunités.

Si l’on s’en tient aux pays à la démographie la plus élevée, l’Indonésie, et le Vietnam  peuvent accueillir des investissements industriels plus ou moins sophistiqués, de même que la Thaïlande qui bénéficie d’une bonne maîtrise de la fabrication automobile, tandis que l’infrastructure des Philippines sera privilégiée dans les services.

L’Europe dispose d’une carte à jouer par sa relative avance dans les technologies impactant le développement durable.

 

C’est maintenant qu’il faut agir

La région présente de tels attraits pour quasiment tous les secteurs économiques, qu’elle va rapidement servir les besoins de compétitivité supplémentaire des entreprises chinoises et occidentales. Autant s’y positionner et conduire avec célérité l’exécution des projets de développement. Et comme l’a dit un de nos participants, arrêtons de parler d’Extrême Orient comme d’une contrée exotique et lointaine, allons-y, localisons y des sièges sociaux, et entre la Chine, l’Inde et l’Occident posons un nouveau regard sur le monde.


Nos derniers articles