Finance Durable : Avancées, Innovations et opportunités

Cédric Merle, Directeur du Center of Expertise & Innovation de Natixis Green & Sustainable Hub, invité exceptionnel du Club Positive Impact X-PM Transition Partners du 1er février 2022.

Natixis a été reconnue Banque d’investissement la plus innovante sur les thématiques climat et développement durable (classement international The Banker Investment banking 2018).

 

 

Lors de ce Club X-PM, M. Cédric Merle a dressé un bilan de la finance responsable, des investissements labellisés « ISR » et partagé sa vision de leurs développements tant en France qu’à l’international. Il a notamment commenté l’évolution des offres de produits ainsi que celle des indicateurs de performance qui sont développés pour mesurer la réalité de ces transformations.

La position centrale du Green & Sustainable Hub de Natixis dans le financement des investissements durables, les analyses de M. Cédric Merle, ont été autant d’éléments précieux pour juger de la très forte dynamique et des évolutions dans ce secteur, d’évaluer les résultats obtenus et les moyens à continuer de mettre en œuvre.

 

Quelques questions des dirigeants réunis lors de cet événement : 

  • Quelles sont les différentes notions et les principaux acteurs de la finance qui interviennent sur ces domaines ?

Les definitions que sont la finance responsable ou durable, la finance verte ou climat, la finance solidaire, la micro finance, l’Impact Investing ont été precisées.

Les frontières entre ces notions sont encore relativement poreuses et susceptibles d’évolutions selon la maturité des approches et des acteurs. Néanmoins, c’est un sujet qui se déploit à une vitesse exceptionnelle, largement répandu dans les préoccupations des grandes entreprises et de plus en plus main-stream au niveau des ETI, tous domaines confondus.

Désormais, l’on peut confirmer que toutes les opérations & supports financiers sont concernés par la démarche de finance responsable : Obligations, Private Equity, M&A, IPO, Actifs réels, financements d’investissements,… Au niveau aussi bien international que local.

 

  • Quels sont les ordres de grandeur en jeu ?

A titre d’illustration, au seul niveau des « émissions » de green, social, sustainable, sustainability-linked bonds, le marché mondial s’évalue à 2.329 B$ aux dernières données 2021.

 

  • Ces développements sans précédents dans le monde de la finance sont-ils porteurs d’intérêts ou d’avantages pour les entreprises ?

Les avantages que les entreprises peuvent y trouver sont notamment (au-delà de ceux inhérents à la démarche ESG par elle-même) un accès à des produits offrants par construction des niveaux d’intérêts favorables selon les résultats concrets de leurs progrès dans l’ESG, indexés sur des indicateurs mesurables, solides.

Aujourd’hui la demande excède largement l’offre, ce qui induit la possibilité de réduire le coût du financement pour les entreprises.

Elles peuvent également bénéficier d’un élargissement de leur base d’investisseurs vers plus d’international, une capacité de communication transparente et mesurable, un décloisonnement / une différenciation de l’entreprise par rapport à la moyenne de son secteur.

Les grandes entreprises ont très tôt compris leur intérêt à s’investir dans ces démarches, par effet de proximité mais aussi par leur compréhension des bénéfices qu’elles peuvent y capter, désormais les ETI (y compris familiales, sous LBO) s’engouffrent dans cette voie.

 

  • Quelle sensibilité aux évolutions de la réglementation ?

La réglementation impacte indubitablement ces typologies d’investissements et ceux qui y souscrivent. Elle demeure et demeurera évolutive par nature, avec des engagements qui deviendront plus uniformisés mais aussi plus contraignants dans le temps.

La taxomanie européenne définie et articule nombre de ces changements. Elle a tendance à se renforcer et à se mettre au même niveau que les obligations de communication financiere standard (voir à ce titre les nouvelles obligations de transparence qui ont été édictées par l’AMF et l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma). La règlementation en la matière est encore et cependant une matière jeune, complexe mêlant des enjeux environnementaux, de respect de la biodiversité, de gestion des impacts sociaux, …, que les acteurs continuent de découvrir en chemin.

 

  • Quelles nouvelles tendances majeures voyez-vous émerger ?

Natixis travaille (en permanence) avec les principaux acteurs du marché sur de nouveaux produits. Les nouvelles tendances qui se dessinent portent sur le « partage équitable de la Valeur Ajoutée », les conséquences sociales de la transition écologique, la notion de « transition juste » avec l’accompagnement des « laisser pour compte ». Plus récemment encore, l’intégration de la dimension de respect de la biodiversité implique encore quelques progrès sur la compréhension des phénomènes naturels et comment ils peuvent être mesurés.

 

En conclusion, la Finance Verte / ISR / Responsable ou durable d’aujourd’hui, c’est partir d’un constat, d’une formulation globale des problématiques à adresser et de développer les outils financiers qui peuvent soutenir le traitement durable des problèmes les plus fondamentaux.

L’engagement personnel de M. Cédric Merle et plus globalement de Natixis sur les sujets de la Finance responsable sont une source de réflexion et d’engagement pour de nombreuses organisations, les acteurs qui les animent, au premier lieu desquels, les dirigeants d’entreprises qu’ils accompagnent.

 

Ce Club a été une occasion de rassembler une audience importante de dirigeants autour de ces notions tant innovantes que fondamentales. L’intérêt qu’il a suscité témoigne, s’il le fallait encore, du passage de la prise de conscience à l’action des Dirigeants de transition et des Associés de X-PM Transition Partners.

 

Pour aller encore plus loin :

Voici les documents de référence partagés durant le club


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