En 2030 le monde des médias, de l’achat d’espace et du médiaplanning, exclusivement digital ?

Le monde des médias de demain 2030

Stéphane Bodier, DG de l’ACPM, est intervenu au Club Média organisé par Jean-Jacques Schardner, autour du thème :

En 2030 le monde des médias, de l’achat d’espace et du médiaplanning, exclusivement digital ?

Afin d’esquisser le paysage médiatique de demain, il retrace l’évolution des médias depuis une vingtaine d’années et s’appuie sur la situation d’aujourd’hui.

Le futur monde des médias ne sera pratiquement que digital

Parmi toutes les grandes révolutions mondiales, aucune n’a évolué aussi vite que la révolution digitale. Elle a commencé il y a 20 ans avec Google, s’est poursuivie avec Facebook en 2004, l’Iphone en 2007 et Instagram en 2010. Ces nouveaux outils que l’on considérait hier comme des nouveautés, se sont imposés dans nos modes de vie comme des habitudes voire des réflexes.

Stéphane Bodier, nous l’explique, le monde des médias ne sera plus jamais le même, car tous les médias sont en passe d’être diffusés et consommés via un canal/device digital : smartphones, desktops et réseaux sociaux pour la presse, box et tv connectées pour la télévision, smartphones et voitures connectées pour la radio.

Dans ce nouveau monde, les annonceurs pourront décider de l’attribution de leurs budgets marketing pratiquement en temps réel grâce au MMM, le Mix Marketing Modeling, une évolution dans la mesure de leur ROI, Retour sur Investissement.

Quel est le média le mieux préparé à ce grand bouleversement ?

Selon Stéphane Bodier, il s’agit de la presse. En effet, celle-ci a commencé sa transformation dès 2000, c’est donc elle qui en connait les premiers bénéfices : une multiplication entre 2 fois et dix fois de ses audiences (le nombre de ses lecteurs) depuis vingt ans grâce à la digitalisation de ses contenus.

Avec des audiences mensuelles supérieures à 20 millions de français chaque mois, les plus grandes marques de presse (le Figaro, le Monde, Femme Actuelle, Vingt Minutes …) possèdent d’incroyables bassins de lecteurs/clients pour toutes leurs futures diversifications.

A l’inverse, la télévision et la radio n’en sont encore qu’au début de leur grande Mutation.

Ces évolutions ne sont pas le signe annonciateur de la fin des médias historiques, mais d’une modification des supports, avec une ouverture vers de nouvelles possibilités.

 


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