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Valorisation des start-up : sortir par le haut ou poursuivre l’aventure ?

Selon le baromètre EY 2016, les start-up françaises ont levé 2,2 milliards d’euros, soit 20 % des montants collectés en Europe, avec une progression de 22%. Aujourd’hui, trouver à se financer n’est plus réellement un problème et les investisseurs déplorent même le manque de projets de qualité. L’offre en capitaux disponibles dépasse la demande. Désormais, la question est ailleurs. Les investisseurs ont vocation à sortir des entreprises après une certaine durée de détention des capitaux, généralement de l’ordre de 5 ans. Mais quelles sont les solutions de sortie ?

 

Inviter les fonds au tour de table

Dans la vie d’une start-up, les levées de fonds se suivent… et ne se ressemblent pas. Les tours de table successifs (ou « séries ») sont autant d’occasion d’accueillir de nouveaux investisseurs et de fournir aux précédents une opportunité de récupérer leur mise. On distingue l’amorçage (« Seed ») pour des montants de quelques centaines de milliers à un million d’euros, et les séries A (jusqu’à 3 millions d’euros), B (jusqu’à 10 millions d’euros) et C (plusieurs dizaines, voire centaines de millions d’euros). Si la France comble progressivement son retard, il faut reconnaître que, pour les montants les plus importants, il est souvent nécessaire de franchir l’Atlantique, comme l’ont fait des futures licornes comme Criteo ou Sigfox.

 

Séduire un industriel

Lancée en 2013 par un développeur visionnaire, Ryad Boulanouar, et un homme du sérail, l’ancien patron de Boursorama, Hugues Le Bret, la banque alternative Compte-Nickel vient d’être rachetée par la BNP pour un montant d’environ 200 M€. Pas mal pour une entreprise qui ne réalise aujourd’hui que 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et n’est pas encore à l’équilibre. Dans tous les secteurs, les grands comptes sont à l’affût des pépites capables de leur apporter des produits et des services innovants, mais aussi une vision différente.

 

LBO et MBO… la force de la dette

Emprunter pour acquérir une entreprise en remboursant avec les bénéfices à venir, tel est le principe du Leverage Buy Out (achat à effet de levier). C’est une solution judicieuse lorsque l’entreprise a atteint une certaine maturité. L’opération est notamment intéressante lorsque réalisée par les dirigeants (Management Buy Out), elle permet aux créateurs de la start-up de récupérer les parts des investisseurs et à ces derniers de réaliser une plus-value.

 

Oser l’introduction en Bourse

C’est la voie royale pour les entreprises qui ont atteint une dimension et une notoriété suffisantes tout en disposant d’un fort potentiel de croissance. Les stars de la Silicon Valley, comme Apple ou Google, ne seraient pas devenues ce qu’elles sont si elles n’avaient pas été cotées au Nasdaq. Reste à la Bourse de Paris à se montrer aussi attractive…

 

Vivre une aventure humaine

Au-delà de considérations financières, participer à la vie et à l’épanouissement d’une start-up constitue aujourd’hui pour un investisseur, pour peu qu’il le désire, une aventure humaine, pleine d’émotions et de rebondissements.

Dans un monde où les résultats financiers rythment la vie économique, les start-up incitent aujourd’hui tous les acteurs de leur développement à vivre une communauté de destin.

VOS PROJETS N’ATTENDENT PAS. VOYONS-NOUS.

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